Pain… c'est le blé qui lève !
Avec une course moto plus ouverte que jamais, ce Rallye de Tunisie sonnait également le grand affrontement entre les 'petites' 450 et les plus grosses cylindrées, mais aussi la grande bataille entre trois marques du renom de Yamaha, Honda et KTM. Marchini, Pisano, Pain et Bianchi Prata (Yamaha 450), face à Bethys (Honda), Polli et Watt (KTM) le mano a mano fut de toute beauté.
Leader depuis la première étape africaine, Michel Marchini, bien secondé par Olivier Pain, dut pourtant renoncer (moteur), à l'approche d'El Borma, à deux jours de l'arrivée. Même mésaventure pour Thierry Berthys, le lendemain. L'ancien crossman, alors deuxième au général vit ses espoirs de podium s'envoler brutalement à 10 kilomètres seulement de l'arrivée à Ksar Ghilane. Quant à l'Italien Oscar Polli (KTM 690), c'est lors de l'ultime étape qu'il subit des casses chaîne… en chaîne pour dégringoler lui aussi du podium final.
Tout profit pour Olivier Pain (Yamaha), irréprochable tant en navigation qu'en stratégie tout au long de l'épreuve et dont les progrès saisissants laissent entrevoir un avenir prometteur. Le jeune motard français se permit même de sacrifier son ultime étape pour jouer la sécurité et servir, au passage de 'poisson pilote' à son équipier Mickael Pisano, afin d'offrir un merveilleux doublé au team HFP et à Yamaha, le tout devant le Britannique Stan Watt (KTM 690), aussi heureux que surpris de pouvoir sabler, lui aussi, le champagne sur le podium final, comme il l'avait déjà fait, en septembre dernier au Maroc.
Camions : Tomecek-Jacinto-Essers
Jamais le Rallye de Tunisie n'avait connu pareille affluence en camions. Ils n'étaient pas moins de onze 'molosses' des sables au départ à Marseille pour se disputer la ceinture des poids lourds. Grandissime favori, le Tomas Tomecek (Tatra) domina logiquement les débats face à la meute des nouveaux MAN emmenée par la redoutable portugaise Elisabete Jacinto qui parvint à barrer… le Tchèque sur deux des dix étapes de ce Rallye de Tunisie. Troisième sur le podium finale : le Belge Noël Essers (MAN).
EnduroCup : formule prometteuse !
Dédiée aux motos de séries, l'EnduroCup se voulait accessible au plus grand nombre. Une formule prometteuse, mise sur pieds par Stéphane Clair et Cyril Neveu avec des ravitaillements tous les 80 kilomètres. Tout ceci au plus grand bonheur du Nimois Gilles Tixador (KTM 450 MECASYSTEM), auteur d'un sans faute et particulièrement ravi par le concept qui ouvre toutes grandes les portes du désert et d'un grand rallye à tous les amateurs d'enduro et de sable !
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